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Objectif Zéro déchet d’emballages : Témoignage d’Éric SOUVIGNY - Funepro (85)

De l’atelier à l’action.

Après avoir participé à un atelier Ruptur « Objectif Zéro déchet d’emballages » en intelligence collective, Eric Souvigny s’est mis en mouvement pour repenser les emballages sur l’activité Funexpress jusqu’à la réalisation de bénéfice concrets sur le prisme environnemental, social et économique. Une expérience qu’il partage aujourd’hui pour inspirer et montrer que c’est possible.

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Article publié en mars 2026

Retour d’expérience, 2 ans après avoir participé à un atelier RUPTUR « Objectif Zéro déchet d’emballages » en intelligence collective.

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Funépro, basé à Luçon en Vendée (85) est spécialisé dans la création, fabrication et distribution d’articles funéraires. L’activité Funexpress est un service de gravure et de personnalisation express de plaques de souvenirs funéraire.

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Ce temps d’échange et de travail avec d’autres entreprises sur nos défis d’emballages a été un vrai déclencheur pour nous. Il nous a mis en mouvement. Nous avons revu nos pratiques, testé et ajusté nos solutions, et obtenu des résultats concrets dont nous sommes fiers. Le tout, en conservant la protection nécessaire pour nos produits et la satisfaction de nos clients.

Éric Souvigny - FUNEPRO (85)

Responsable de l’activité Funexpress

Quels étaient vos défis d’emballages et quelles solutions avez-vous trouvé ?

 

L’emballage des plaques funéraires en plexiglass et verre – plusieurs milliers de colis par an

Emballage de départ :

  • 2 colis cartons imbriqués l’un dans l’autre, avec des films à bulles plastique pour caler le produit et le vide dans chacun des cartons.
  • Système de fermeture avec un adhésif plastique.
  • Le client était obligé d’ouvrir deux colis, qui généraient des déchets difficiles à trier.

Nouvelle solution : un emballage unique, 100 % carton et moins volumineux.

  • Le carton est conçu pour caler la plaque directement, éliminant tout besoin de bulles.
  • Remplacement de l’adhésif plastique par du scotch papier 100% recyclable.

 

L’emballage des médaillons en porcelaine – plusieurs milliers de colis par an

Emballage de départ :

un carton volumineux avec beaucoup de bulle pour emballer un petit produit fragile.

Nouvelle solution :

un carton 3 fois moins volumineux qui se resserre sur l’objet lorsqu’il est fermé pour le protéger, éliminant ainsi le film à bulle, laissant simplement place à un film plastique transparent pour le maintenir.

Le produit est visible tout de suite et il n’y a pas de risque de casse au déballage.

 

 

 

Quelle a été votre démarche pour aboutir à ces nouveaux emballages ?

La mise en œuvre complète de la démarche a pris à peu près un an, c’est moi qui m’en suis chargé car nous n’avons pas de bureaux d’études ou métiers dédiés à ces sujets. Elle s’est construite sur la durée, au fil des échanges, des rencontres, sans pression mais avec toujours ce cap fixé en atelier qui me motivait à concrétiser.

C’est passé par différentes étapes :

Réaliser un cahier des charges répondant à nos besoins précis (réduction de l’impact environnemental + qualité de la protection) et le soumettre à différents cartonniers. Nous avons contractualisé avec le fournisseur qui proposait la solution la plus adaptée.

Réaliser des premiers tests pour vérifier la résistance et la qualité de la protection.
. Tests en atelier par les équipes
. Appel des premiers clients à recevoir cet emballage pour les prévenir et recueillir leur ressenti

Ajustement et adaptation
L’emballage ne convient pas à certains produits comme les fines plaques de granite. Il faudra renforcer le carton.

Communiquer auprès des clients
Nous avons formé nos commerciaux à pouvoir communiquer sur la démarche (vidéo démo + mail) dans une démarche de sensibilisation mais nous pourrions aller encore plus loin.

Continuer à améliorer les pratiques sur nos autres produits et continuer à nous challenger.

Quels sont les résultats de ce changement de pratiques d’emballages ?

Le changement d’emballage a permis de réaliser des bénéfices concrets sur le prisme environnemental, social et économique.

Réduction de l’impact environnemental

  • 12 600 mètres de film à bulles supprimés par an – soit la longueur cumulée de 36 tours Eiffel…
  • Réduction de l’utilisation de matière d’emballage (carton) via l’optimisation des formats
  • Réduction du volume transporté (même si on ne paye pas moins cher en transport…)

Gain de productivité
Les opérations d’emballage sont simplifiées, le temps passé à emballer les plaques est passé de 12 heures à 5 heures par mois.

Gain économique

  • Pour les médaillons porcelaine : j’y gagne au niveau prix puisque le carton me coûte moins cher et en plus je supprime le coût des bulles plastique.
  • Pour les plaques photos : Même si le nouveau carton est un peu plus cher à l’achat, le gain de productivité et l’élimination de l’achat d’emballages plastiques permettent aux coûts de s’équilibrer.

Extension aux nouvelles gammes
Les nouvelles plaques en Céramique bénéficient d’office de ce nouveau format d’emballages.

La Satisfaction client
Retours clients très positifs, un seul carton moins volumineux à ouvrir, processus de recyclage simplifié, et une protection des produits tout aussi efficace.

Avez-vous d’autres actions en cours ?

Nous avions partagé 2 autres défis lors de l’atelier RUPTUR :

. Nos emballages de plaques granit, qui représente la majorité de notre activité

Aujourd’hui, pour protéger ces plaques qui sont très lourdes, nous utilisons de la mousse dans nos cartons d’emballages.
Notre prochain défi est de trouver une solution pour éliminer cette mousse ou tout du moins rendre l’emballage plus recyclable, tout en gardant le même niveau de protection. J’avance sur le sujet mais je n’ai pas encore trouvé de solution 100% satisfaisante. Si vous avez des idées, nous sommes à l’écoute !

. Les emballages reçus par nos fournisseurs

Il nous reste un travail à faire pour améliorer le tri des déchets d’emballages des marchandises que nous recevons. Ce que je peux partager, c’est que j’ai commencé à questionner mes fournisseurs.
Je leur envoie des photos du polystyrène que je reçois… Je mets un peu d’humour, mais je pose quand même la question : « Est-ce vraiment à nous seuls de gérer tous ces déchets ? Regardez ce que nous avons réussi à faire avec nos clients, c’est possible de faire autrement. » Les réactions ne sont jamais négatives. Ça fait prendre conscience. Et surtout, je peux en parler avec plus d’aplomb, plus d’arguments, car je suis moi-même engagé dans une démarche de changement.

Finalement, je fais avec eux ce qui a été fait avec moi chez Ruptur : je sème des graines.

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