Plaidoyer pour faire de l'environnement un intérêt général partagé

Nous vivons un temps où les crises ne se succèdent plus : elles se superposent, se nourrissent et révèlent la fragilité de nos modèles. Climat, économie, cohésion sociale, rapport au vivant : tout est lié. Cette polycrise n’est pas seulement un constat inquiet. Elle est une invitation à repenser notre manière de faire société. Elle appelle un élan collectif – lucide, joyeux, créatif – pour réinventer les interactions entre humains, territoires et vivant.

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Plaidoyer Ruptur publié en janvier 2026

L’Environnement, socle de cohésion, intérêt général majeur

Face aux déséquilibres qui s’accélèrent, la protection de l’environnement n’est plus un sujet sectoriel ou technique. C’est un socle de cohésion, un bien commun indispensable à la santé, à l’économie, à la démocratie, à la vie tout simplement.

En France, la Charte de l’Environnement – intégrée à la Constitution – affirme déjà que l’environnement est un patrimoine commun des êtres humains et que sa préservation constitue un devoir pour chacun. Cette reconnaissance existe juridiquement, mais reste implicite, dispersée, insuffisamment opérationnelle dans les lois comme dans les politiques publiques. Or, sans cadre clair, les territoires, les entreprises, les associations et les citoyens manquent de repères pour agir ensemble.

Reconnaître l’environnement comme intérêt général c’est créer un socle partagé, une évidence simple : ce qui protège le vivant protège aussi nos vies, nos territoires et notre avenir.

Nous appelons à reconnaitre explicitement l’environnement comme intérêt général majeur afin de :
- Légitimer l’action de milliers d’acteurs engagés dans la transition,
- Favoriser les coopérations locales,
- Créer un cadre qui encourage l’innovation écologique et sociale,
- Inscrire la transition dans une dynamique collective plutôt qu’obligatoire

Réinventer le collectif à l’échelle humaine

Ruptur fait un choix simple : la coopération locale comme intelligence du vivant. Nous croyons que la transformation ne se décrète pas – elle s’imagine, s’expérimente, se transmet, se construit.

Notre posture est volontairement singulière : bienveillante et exigeante, joyeuse et lucide, créative et structurante.

« Nous voulons montrer qu’une autre manière d’agir est possible, en reliant les énergies du terrain : entreprises, jeunes, enseignants, associations, collectivités. »

L’action locale comme réponse systémique

Quand les cadres globaux peinent à se renouveler, les territoires deviennent des laboratoires d’avenir.

Ruptur y développe des coopérations inédites :

  • entre écoles et entreprises pour former et responsabiliser autrement,
  • entre générations pour mieux se comprendre,
  • entre acteurs publics et privés pour œuvrer ensemble au bien commun,
  • entre jeunes et dirigeants pour construire une vision partagée de l’avenir.

Chaque projet Ruptur porte la même conviction : changer le monde commence à portée de main, par des gestes concrets, contagieux, qui redonnent sens et confiance.

Une communauté qui agit plutôt qu’elle ne déplore

Ruptur, ce sont plus de 400 membres engagés et plus de 1 000 personnes mobilisées chaque année pour tester des nouveaux modèles dans le bâtiment, dans le numérique, dans le transport, la mobilité auprès des entreprises et acteurs locaux…et aussi mettre en place des programmes et événements inspirants dans les écoles, sur les territoires…

Une communauté qui refuse la posture du constat pour choisir celle du courage collectif.

Chaque rencontre, chaque expérimentation, chaque coopération improbable contribue à :
– recréer du lien,
– réactiver la capacité d’agir,
– donner envie d’un avenir désirable.

« Nous ne cherchons pas seulement à réparer : nous cherchons à réinventer. »

Une génération en construction

Les jeunes qui agissent aux côtés de Ruptur sont les témoins actifs d’un monde en mutation. Ils en sont les bâtisseurs lucides.

En 2035, cette génération prendra les rênes des entreprises, des territoires, des projets collectifs.

Elle portera une vision du progrès fondée sur :

  • la coopération plutôt que la compétition,
  • la régénération plutôt que l’exploitation,
  • la transmission plutôt que la fragmentation

Nos propositions pour agir

  1. Reconnaître officiellement l’environnement comme bien commun et intérêt général, pour protéger et légitimer les initiatives entrepreneuriales, citoyennes et associatives.
  2. Favoriser la coopération territoriale, en créant des espaces structurés de dialogue entre entreprises, collectivités, écoles et associations.
  3. Soutenir la formation des jeunes à la transition écologique et sociétale, en renforçant les pédagogies expérientielles ancrées dans le territoire.
  4. Accompagner les acteurs qui expérimentent et innovent, en valorisant et finançant les structures qui créent des modèles alternatifs inspirants.

NOTRE APPEL

La polycrise est un signal.
Elle montre que les anciens récits s’effritent, mais que les nouveaux restent à écrire.

Nous faisons le choix de la coopération, du dialogue et de la transmission.
Parce que chaque territoire est un laboratoire,
chaque rencontre une étincelle,
chaque génération un relais d’espérance.

Faire autrement.
Faire ensemble.
Faire durablement.

C’est la promesse RUPTUR.
C’est notre manière de réinventer le monde — un lien à la fois.

 

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